LE PRIX LECTURE DES SECONDES 2018

LE   PRIX  LECTURE  DES  SECONDES  2018

Rendez-vous pour les élèves volontaires des classes de

Seconde 

Le mardi 23 octobre 2018

Au CDI à 13h00

Pour assister à la réunion de présentation du Prix Lecture des Secondes 2018 des élèves du lycée Regnault de Tanger

Vous pouvez exceptionnellement ramener votre repas

 

 

« Je ne sais rien de mon frère mort si ce n’est que je l’ai aimé. Il me manque comme personne mais je ne sais pas qui j’ai perdu. J’ai perdu le bonheur de sa compagnie, la gratuité de son affection, la sérénité de ses jugements, la complicité de son humour, la paix. J’ai perdu ce qui restait de douceur au monde. Mais qui ai-je perdu ? », Daniel Pennac.

 

Dans une contrée imaginaire, voici l’histoire du Don, vieil apiculteur qui menait une vie d’ascète auprès de ses abeilles. Un matin, il découvre les corps inanimés de ses « filles » dans leur ruche de montagne : c’est que la marche du monde vient de le rattraper, mettant le sien en péril. Pour le protéger, il lui faudra renouer avec ses semblables et se mettre en quête de réponse.

 

 

Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille. Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour.
Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.

 

 

Inconsolable, un quart de siècle après la mort de son père, l’auteur décide de le ressusciter. Il déterre son passé pour lui inventer un avenir et le remettre au monde. Dans sa quête du père, il n’hésite pas à endosser son identité, à porter son visage comme on porte un masque qui dévoile plus qu’il ne cache. On retrouve là le goût de l’auteur pour les retournements et l’invention, lui qui n’hésite pas à prédire le passé et à se souvenir du future…

 

 

« Le dimanche qui suivit, différents signes annoncèrent que quelque chose allait se produire. Ce fut déjà et cela dès l’aube une chaleur oppressante, sans brise aucune. L’air semblait s’être solidifié autour de l’île, dans une transparence compacte et gélatineuse qui déformait ça et là l’horizon quand il ne l’effaçait pas : l’île flottait au milieu de nulle part. Le Brau luisait de reflets de meringue.
Les laves noires à nu en haut des vignes et des vergers frémissaient comme si soudain elles redevenaient liquides. Les maisons très vite se trouvèrent gorgées d’une haleine éreintante qui épuisa les corps comme les esprits. On ne pouvait y jouir d’aucune fraîcheur. Puis il y eut une odeur, presque imperceptible au début, à propos de laquelle on aurait pu se dire qu’on l’avait rêvée, ou qu’elle émanait des êtres, de leur peau, de leur bouche, de leurs vêtements ou de leurs intérieurs.
Mais d’heure en heure l’odeur s’affirma. Elle s’installa d’une façon discrète, pour tout dire clandestine ».